L’apprentissage d’une langue étrangère est une aventure passionnante et enrichissante. Pour les francophones qui se sont aventurés dans l’apprentissage du swahili, une compréhension approfondie de la grammaire avancée est essentielle pour progresser vers un niveau plus élevé de maîtrise. Cet article se concentre sur les phrases et les structures complexes en swahili, offrant des explications claires et des exemples pratiques pour aider les apprenants à améliorer leur compétence linguistique.
Les phrases relatives
Les phrases relatives en swahili sont essentielles pour créer des phrases plus complexes et nuancées. Elles permettent d’ajouter des informations supplémentaires sur un nom sans commencer une nouvelle phrase. En swahili, les pronoms relatifs varient en fonction de la classe nominale du nom qu’ils modifient.
Exemples :
– Mwanafunzi ambaye anasoma kitabu (L’élève qui lit un livre)
– Kitabu ambacho anakisoma ni kizuri (Le livre qu’il lit est bon)
– Watu ambao wanakuja ni wageni (Les gens qui viennent sont des invités)
Les pronoms relatifs en swahili incluent « ambaye » pour les êtres humains, « ambacho » pour les choses de la classe 7, et ainsi de suite, selon la classe nominale appropriée.
Les phrases conditionnelles
Les phrases conditionnelles en swahili sont utilisées pour exprimer des conditions et leurs résultats. Elles peuvent être divisées en trois types principaux : les conditions réelles, les conditions irréelles et les conditions impossibles.
Conditions réelles
Ces conditions utilisent la conjonction « kama » (si) et le verbe au présent ou au futur pour exprimer une possibilité réelle.
Exemple :
– Kama utakuja, tutakwenda pamoja (Si tu viens, nous irons ensemble)
Conditions irréelles
Pour les conditions irréelles, qui expriment des situations hypothétiques, on utilise « kama » suivi du verbe au passé et le résultat au conditionnel.
Exemple :
– Kama ningekuwa na pesa, ningesafiri (Si j’avais de l’argent, je voyagerais)
Conditions impossibles
Ces conditions expriment des situations impossibles ou contraires aux faits. Elles utilisent « kama » suivi du verbe au passé parfait et le résultat au conditionnel passé.
Exemple :
– Kama ningalijua, nisingalifanya hivyo (Si j’avais su, je ne l’aurais pas fait)
Les subordonnées de but
Les subordonnées de but en swahili sont utilisées pour indiquer l’intention ou le but d’une action. Elles sont souvent introduites par les conjonctions « ili » (afin de) ou « ili kwamba » (afin que).
Exemple :
– Alijifunza kiswahili ili aweze kuzungumza na wenyeji (Il a appris le swahili afin de pouvoir parler avec les locaux)
– Tunafanya kazi kwa bidii ili kwamba tupate mafanikio (Nous travaillons dur afin que nous réussissions)
Les subordonnées de cause
Les subordonnées de cause expliquent la raison ou la cause d’une action. En swahili, elles sont souvent introduites par des conjonctions telles que « kwa sababu » (parce que), « kwa kuwa » (puisque) ou « kwa maana » (car).
Exemple :
– Alikosa darasa kwa sababu alikuwa mgonjwa (Il a manqué le cours parce qu’il était malade)
– Kwa kuwa ni mvua, hatuwezi kwenda nje (Puisqu’il pleut, nous ne pouvons pas sortir)
Les subordonnées de conséquence
Les subordonnées de conséquence indiquent le résultat d’une action. Elles peuvent être introduites par des expressions comme « hivyo » (donc), « kwa hiyo » (c’est pourquoi) ou « ndiyo maana » (c’est la raison pour laquelle).
Exemple :
– Alifanya kazi kwa bidii, hivyo alipata tuzo (Il a travaillé dur, donc il a reçu un prix)
– Ni baridi sana, kwa hiyo tunabaki nyumbani (Il fait très froid, c’est pourquoi nous restons à la maison)
Les phrases passives
En swahili, la voix passive est formée en ajoutant le suffixe « -wa » au radical du verbe. Cela permet de mettre l’accent sur l’action plutôt que sur celui qui la fait.
Exemple :
– Kitabu kinasomwa na mwanafunzi (Le livre est lu par l’élève)
– Chakula kinapikwa na mama (La nourriture est cuisinée par maman)
Les phrases impersonnelles
Les phrases impersonnelles en swahili sont souvent utilisées pour exprimer des actions générales ou des faits impersonnels. Elles utilisent la forme verbale à la 4e personne du singulier.
Exemple :
– Inasemekana kwamba… (On dit que…)
– Inajulikana kwamba… (Il est connu que…)
Les phrases exclamatives
Les phrases exclamatives en swahili sont souvent introduites par l’interjection « jamani » ou « lo! » pour exprimer une surprise, une admiration ou une émotion forte.
Exemple :
– Jamani, ulifanya kazi nzuri! (Mon Dieu, tu as fait du bon travail!)
– Lo! Hii ni ajabu sana! (Oh là là! C’est vraiment incroyable!)
Les expressions idiomatiques
Les expressions idiomatiques sont des phrases figées dont le sens ne peut pas être déduit du sens littéral des mots qui les composent. En swahili, comme en français, les expressions idiomatiques enrichissent le langage et permettent de mieux comprendre la culture.
Exemple :
– Kupiga mbizi (plonger) – Faire un effort intense ou se concentrer profondément sur une tâche.
– Kutia neno (mettre un mot) – Intervenir ou ajouter son opinion dans une conversation.
Les prépositions complexes
Les prépositions en swahili peuvent devenir complexes lorsqu’elles sont combinées avec d’autres mots pour former des expressions prépositionnelles. Elles ajoutent de la précision et de la nuance aux phrases.
Exemple :
– Mbali na (loin de) – Mbali na nyumbani (loin de la maison)
– Karibu na (près de) – Karibu na shule (près de l’école)
Les conjonctions complexes
Les conjonctions complexes en swahili sont utilisées pour lier des idées et créer des phrases plus élaborées. Certaines conjonctions courantes incluent « hata kama » (même si), « kwa hivyo » (par conséquent), et « bali » (mais).
Exemple :
– Hata kama hujui, unaweza kujifunza (Même si tu ne sais pas, tu peux apprendre)
– Alifanya kosa, kwa hivyo aliomba msamaha (Il a fait une erreur, par conséquent il a demandé pardon)
Les adverbes de fréquence et d’intensité
Les adverbes en swahili jouent un rôle crucial dans la modification des verbes pour indiquer la fréquence ou l’intensité de l’action.
Exemple :
– Mara nyingi (souvent) – Tunakutana mara nyingi (Nous nous rencontrons souvent)
– Sana (très) – Anapenda sana (Il aime beaucoup)
Les phrases négatives
La négation en swahili se forme en ajoutant le préfixe « ha- » au verbe et en modifiant la terminaison du verbe en fonction du temps et de la personne.
Exemple :
– Siendi (Je ne vais pas) – Sijakula (Je n’ai pas mangé)
– Hatutakwenda (Nous n’irons pas)
En conclusion, une maîtrise avancée de la grammaire swahili, y compris les phrases et les structures complexes, permet aux apprenants de s’exprimer plus clairement et efficacement. En comprenant et en utilisant ces éléments grammaticaux, les francophones peuvent améliorer leurs compétences en swahili et se rapprocher de la fluidité. L’apprentissage continu et la pratique régulière sont essentiels pour intégrer ces concepts dans la communication quotidienne.